Le micro débat

Afin de clôturer la séquence sur Musique et métissage et prolonger le débriefing post escape game, j’ai fait le choix d’organiser un micro-débat qui est également le prétexte à l’apprentissage du début d’un chant qui sera revu en quatrième : Oh Freedom. Le hasard faisant bien les choses… le 10 mai est la Journée nationale des mémoires des traites, des esclavages et leurs abolitions

Objectifs pédagogiques disciplinaires et transversaux

Développer l’esprit critique individuel, provoquer la prise de parole, mettre en lien les genres musicaux abordés lors de l’escape game Arrière petit fils de griot.

 

Mise en oeuvre

Un cadre ludique par le biais de cartes est choisi afin d’asseoir les rôles de chacun. Ces rôles sont attribués de façon aléatoire hormis ceux de juge-arbitre, de modérateur et de scribe. Indifféremment les élèves peuvent être « avocat du diable » ou « justicier loyal »

A la disposition des élèves , une série de douze articles du Code Noir de Colbert sélectionnés au préalable, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (vue en histoire), une carte de rôle.

Le juge a pour rôle d’animer le débat, le modérateur est celui qui attribue la parole et apaise les esprits, le scribe est là pour noter l’essentiel des débats.

La salle est aménagée en arc de cercle autour du bureau du juge. Disposant de chaises de deux couleurs, cela m’a permis de définir ainsi les deux camps.

Déroulement

La première fois j’ai moi-même distribué les cartes de rôles, mais à l’avenir je laisserai le juge répartir ainsi les élèves dans les camps. Les élèves ont 10 minutes pour lire le petit article et le défendre le cas échéant en fonction de son rôle. Le juge lance le débat en donnant la parole à l’un des camps qui commence par lire son article qui a parfois besoin d’être explicité. Il est le seul maître du débat et met fin au questionnement quant-à l’article quand lui seul l’a décidé.

Bilan

De belles surprises dans les prises de paroles, des élèves qui habituellement sont passifs ont eu envie de prendre part au débat ; des efforts d’expression orale, de vrais souvenirs de cours d’histoire. Un point rassurant : il a été pour eux très difficile d’être les avocats du diable. En tant qu’observateur j’ai dû donner un petit coup de main pour que les choses se fassent plus naturellement. Du côté justicier loyal pas de souci pour argumenter et un bel état d’esprit a émergé de ces réflexions.

L’expérience est à améliorer pour qu’elle soit un peu moins chronophage et pour engager davantage les élèves dans la prise de parole. Mais pour une première, l’expérience est plutôt concluante, et il semblerait que le cloisonnement habituel entre les disciplines se soit rompu, au moins temporairement.

 

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