Sciences cognitives et éducation musicale

Cette année est vraiment sous le signe de l’innovation dans mes deux établissements : avec l’appui de plusieurs de mes collègues nous allons mettre en place une Cogni’classe en 6e. C’est une expérience à mon sens extraordinaire, menée dans plusieurs établissements et inspirées des sciences cognitives, qui pourrait faire faire des pas de géant dans le domaine de la pédagogie.

Pourquoi s’intéresser aux sciences cognitives ?

Le développement du cerveau de l’enfant et de l’adolescent est en lien direct avec les apprentissages, et c’est vraiment étrange que le corps enseignant n’y soit sensibilisé que depuis très récemment. Je n’évoquerai pas ici l’affect et l’importance d’une communication bienveillante.

Cela faisait un moment que j’essayais de mettre des bricoles en place comme le travail en îlot, la collaboration, la réactivation, mais isolée ça n’avait que peu ou pas d’impact, ou en tout cas pas suffisamment à mon sens. Ces dispositifs étaient pour moi importants notamment pour atténuer le décrochage scolaire des élèves en grande difficulté : les valoriser dans ma discipline  leur permettait de regagner de l’estime de soi.

Le déclic a été en particulier une série de conférences organisées par l’Université de Bourgogne et surtout l’intervention de Franck Ramus : “Apprendre à apprendre”. C’est à cet instant que j’ai pris conscience que ce que j’expérimentais en classe pouvais porter ses fruits et que d’autres méthodes étaient encore trop maladroites.

Les pistes que nous avons choisi d’exploiter

Bref, nous avons dégagé trois axes comme le préconise le collectif Cogni’classe : le travail en îlot, la réactivation, le fléchage des essentiels. Tout cela semble bien évident, mais finalement ce n’est pas si automatique que ce que l’on imagine.

Mon objectif cette année est d’affiner le travail en îlot, de tester différentes méthodes de réactivation numériques ou non et de poursuivre ma recherche concernant le fléchage des essentiels. J’aimerais qu’à terme les élèves gagnent en autonomie pour les extraire du cours et surtout qu’ils ne baissent pas les bras !

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